Gérard le voyageur sans histoire
Un homme marche. Il passe d’une tache de lumière à une tache d’ombre. Les traces de ses pieds s’effacent, lentement balayées par le vent. Le soleil se lève, les ombres sont longues.
A petits pas, il chemine, s’éloignant peu à peu. Il se fond dans l’espace, montant vers un sommet qui n’existe pas.
Son Coeur bat : thum, thum, thum. Il résonne.
L’air lui manque. Ses pieds nus s’enfoncent dans le sol mouvant.
Silence, silence : le marcheur écoute son cœur.
Les couleurs de son univers sont orange, bleu et ombre, pas de nuages à l’horizon.
Ses jambes fléchissent sous l’effort. Comme de l’eau, la substance orange passe sous ses ongles. Sa salive s’assèche, des particules pénètrent dans sa gorge. Sa sueur n’est plus que solide. Le souffle court, il s’arrête.
Autour de lui, tout est vide.
Ce vide envoûtant. Vous écrase. Vous piétine. Il tend son oreille. Il n’y a plus de son.
Il s’abandonne, se replie sur lui-même, se couche et attend.
Le sable se répand sur son corps. Doucement son aspect change, il disparaît, son être devient poussière. Il s’efface, sans laisser de traces. Sa main se lève vers le ciel. Lentement il redescend son bras et l’enfouit. Il a disparu de la surface.
Ses yeux indigo s’ouvrent. Son corps se charge d’énergie. Il ne peut le voir mais le sent qui le prend, le pénètre, le palpe, le caresse, le guérit, le transporte, traversant les pores de sa peau, troublant tous ses sens. Sa mâchoire bouge, un sourire cristallin, enfantin, illumine son visage.
Il rit, crachant du sable il se relève et se met à danser. Il est juste heureux.
Lentement, il fait demi-tour et essaye de retrouver ses traces. Le vent est apparu et a effacé ses pas. L’homme a tellement marché que son chemin n’existe plus. Il s’est égaré. Il hurle.
Son parcours s’arrête là.
Les étoiles brillent dans un ciel bleu nuit, quelques chauves-souris volent à la poursuite d’insectes. Un rayon de lune traverse une fenêtre, éclairant une chambre. L’air fait voleter le rideau. Entre les murs crème, un vieux ventilateur tourne. Il couine doucement, usé par les années.
Je transpire et remue dans mon sommeil. Je tends mon bras, les doigts ouverts. Mes yeux s’entrouvrent. Lentement, je me tourne de l’autre côté, un sourire aux lèvres.
Un rouge-gorge, haut dans le ciel, pique vers lui. Une fleur dans le bec, il volette de dune en dune. Les yeux indigo ne le quittent plus et mécaniquement les pieds reprennent la route un pas après l’autre. La trace s’allonge. Dans un rayon de soleil l’oiseau disparaît.
Je souris tout à mes rêves, doucement ma main passe sur mon visage.
Les ombres raccourcissent. Une fleur sur la dune se balance. Une main se penche et la ramasse. A travers son regard il n’y a plus d’hésitation, cette petite plante est une trace de vie si grande, l’espoir rafraîchit son cœur sous ce soleil de plomb.
jeudi 27 mai 2010
mardi 18 mai 2010
lundi 17 mai 2010
Magasins distributeur :
Oloron Sainte Marie :
La Petite librairie : à la cathédrale Sainte Marie
Centre culturel Leclerc:
Interclasse : face au lycée
Pau :
Abys : Cour carrée
Cozyn: cour carrée
La Petite librairie : à la cathédrale Sainte Marie
Centre culturel Leclerc:
Interclasse : face au lycée
Pau :
Abys : Cour carrée
Cozyn: cour carrée
mercredi 12 mai 2010
15 Mai, Dédicace

de 15 à 19heures à la petite librairie à coté de la cathédrale Sainte Marie à Oloron.
J'aurai le plaisir de vous dédicacer Gérard le voyageur sans histoire.
jeudi 6 mai 2010
préface de Gérard le voyageur sans histoire
PREFACE
L’espèce voyageuse est variée et possède de nombreuses sous-espèces.
La plus commune, la plupart du temps grégaire, ne manque rien des beautés de la terre (lagune de Venise, ruines de Pompéi, jardins du Tivoli, cirque de Gavarnie...).
Elle vient constater que la réalité ressemble à ce qui est décrit dans les guides. Elle fait tout pour illustrer la phrase de Sacha Guitry : «En somme, je m’aperçois que les voyages, ça sert surtout à embêter les autres, une fois que l’on est revenu».
D’autres, migrent dans de gros avions vers le soleil, le sable et les perversions moins chères et moins dangereuses qu’à domicile.
D’autres encore, farouches individualistes, se retrouvent avec d’autres farouches individualistes pour grimper, sauter, glisser, pagayer, fumer dans des lieux parfois non signalés dans les guides.
L’espèce blogue, photographie, filme, publie des livres et fait des conférences pour raconter l’histoire de son voyage.
Et puis, il y a ceux qui sont en voyage pour être avec eux-mêmes, pour vivre dans le prévu et l’imprévu, pour rencontrer des gens.
Gérard, par exemple , nous raconte son ailleurs par des historiettes: comment il se ramasse une valise sur la tête et ce qui s’ensuit ; comment il explore une agence pour l’emploi et le courage dont il faut faire preuve dans ce mi¬lieu ; comment M. Belengin a perdu sa femme décapitée par une porte de métro ; comment il chasse l’éléphant avec Lord Brighton, comment on fait pour se débarrasser de Gaston, un facteur béarnais sournois…
Vivre des historiettes, ici ou là-bas, et si c’était ça, l’art du voyage ?
Francis CHA
L’espèce voyageuse est variée et possède de nombreuses sous-espèces.
La plus commune, la plupart du temps grégaire, ne manque rien des beautés de la terre (lagune de Venise, ruines de Pompéi, jardins du Tivoli, cirque de Gavarnie...).
Elle vient constater que la réalité ressemble à ce qui est décrit dans les guides. Elle fait tout pour illustrer la phrase de Sacha Guitry : «En somme, je m’aperçois que les voyages, ça sert surtout à embêter les autres, une fois que l’on est revenu».
D’autres, migrent dans de gros avions vers le soleil, le sable et les perversions moins chères et moins dangereuses qu’à domicile.
D’autres encore, farouches individualistes, se retrouvent avec d’autres farouches individualistes pour grimper, sauter, glisser, pagayer, fumer dans des lieux parfois non signalés dans les guides.
L’espèce blogue, photographie, filme, publie des livres et fait des conférences pour raconter l’histoire de son voyage.
Et puis, il y a ceux qui sont en voyage pour être avec eux-mêmes, pour vivre dans le prévu et l’imprévu, pour rencontrer des gens.
Gérard, par exemple , nous raconte son ailleurs par des historiettes: comment il se ramasse une valise sur la tête et ce qui s’ensuit ; comment il explore une agence pour l’emploi et le courage dont il faut faire preuve dans ce mi¬lieu ; comment M. Belengin a perdu sa femme décapitée par une porte de métro ; comment il chasse l’éléphant avec Lord Brighton, comment on fait pour se débarrasser de Gaston, un facteur béarnais sournois…
Vivre des historiettes, ici ou là-bas, et si c’était ça, l’art du voyage ?
Francis CHA
mercredi 5 mai 2010
Un roman Oloronais

Bonjour, voici le premier roman de Jean Capdevielle. Avec une préface de Francis Cha il vous amènera du désert du Sahara, à Cuba, au fin fond du Béarn en passant par Londres et Paris. De l'humour et plein d'énergie.
Vous pouvez le commander à : Jean Capdevielle éditions Osolasbas 30 rue Jean Mermoz 64400 Goes.
Le prix est de 15 euros plus 3.50 euros de frais de port.
Mentionnez bien votre adresse c'est utile pour le recevoir
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